Culture

Langue
L'arabe marocain (darija) découle de l'arabe classique. Il diffère tellement de l'arabe moderne standard qu'il est difficilement compréhensible du reste du monde arabe. La prononciation de l'arabe est difficile. Elle se caractérise notamment par l'utilisation des diphtongues aw ("aou"), ay ("aï") et ei ay (comme dans "faïence"). Trois consonnes sont particulièrement complexes à prononcer pour le profane. Il s'agit de l'occlusive sourde ('), et des sons ayn (fricative sonore) et rayn ("gh"). Ces deux derniers s'obtiennent assez bas dans la gorge et sont vocalisés par contraction gutturale accompagnée d'une sorte de grasseyement.

La transcription de l'alphabet arabe en alphabet latin n'obéit pas à des règles rigoureuses. Voici quelques mots et expressions utiles :

bonjour : sbah el-khir
au revoir : beslama
merci : shoukran
oui : iyyeh
non : ella
d'accord : wakhkha
excusez-moi : smeh liyya
comment allez-vous ? : kidaira/kidayr (m/f) ?
parlez-vous (français) ? : wash kathdar (m) / kathadri (f) (belfransawiya) ?
je comprends : fhamt
je ne comprends pas: ma fhamtsh
comment vous appelez-vous ? : ashno smiytek ?
je m'appelle...: smiyti...
où puis-je trouver... ? : fin moumkim alka... ?
autobus : tobis/hafila
taxi : taksi
vélo : darraja
tournez à... gauche/droite : dor (m) / dori (f)... 'a el-lisar/'a el-liman
tout droit : nishan
la police : al-boulis
hôtel/pension : foundok
restaurant : ristora

Nourriture
On trouve à Marrakech un panorama assez complet de la cuisine marocaine. Les Bédouins ont introduits les dattes, le lait et le pain. Les Maures ont apporté les ingrédients de la cuisine andalouse : olives, huile d'olive, noisettes, amandes et herbes aromatiques. Les Arabes ont enrichi la cuisine marocaine des épices, comme le ras el-hanout, un mélange subtil souvent utilisé pour relever les tajines.

L'influence berbère se retrouve dans les plats les plus répandus. Le plus connu est le couscous, dans lequel se mélangent les saveurs de la semoule cuite à la vapeur, de la viande, de légumes parfumés et d'un condiment épicé, la harissa. Les délicieux tajines, qui mijotent longuement au four dans des plats en terre cuite, sont à base de viande et parfumés avec des herbes aromatiques. Il en existe une infinie variété. Poulet-citrons confits et agneau-pruneaux-amandes sont les deux plus courants. Le méchoui est un agneau rôti entier, traditionnellement accompagné de brochettes de foie et de cœur d'agneau. Autre spécialité berbère, la harira est une soupe épaisse préparée avec de la viande de mouton, des lentilles, des pois chiches, des oignons, de l'ail, des herbes aromatiques et des épices. Elle est traditionnellement servie pour rompre le jeûne lors du ramadan. La pastilla est certainement l'un des plats les plus raffinés de la cuisine marocaine. Il s'agit d'un feuilleté au pigeon, parfumé avec du citron, des amandes, de la canelle, du safran et saupoudré de sucre.

Le choix de pâtisseries est très vaste : elles sont en général à base de miel, d'amandes, de cannelle et de fleur d'oranger, et délicieuses avec un thé à la menthe.

Religion
De tous les sons qui assaillent le visiteur à son arrivée, c'est certainement l'appel à la prière qui laisse l'impression la plus forte. Né au VIIe siècle, l'islam est la religion de 99% des Marocains et puise aux mêmes racines que le christianisme et le judaïsme. Le Coran (Qur'an), livre saint révélé par Dieu à Mahomet, comporte de nombreuses références à des personnages de la Bible et de la Torah.

L'islam compte 5 principes (les " 5 piliers ") : la profession de foi : " Il n'est d'autre Dieu qu'Allah et Mahomet est son prophète " ; les 5 prières quotidiennes en direction de La Mecque ; l'aumône aux pauvres ; le jeûne du ramadan ; et le pèlerinage à La Mecque, ou hajj, au moins une fois dans la vie.

L'islam connut à ses débuts un schisme majeur qui divisa les croyants en deux courants : les sunnites et les chiites. Cette rupture résulta de la lutte de pouvoir livrée par Ali (cousin et gendre de Mahomet) contre la dynastie montante à Damas, les Omeyades. Le chef de ces derniers fut reconnu comme légitime successeur de la tradition ("sunna") par les sunnites. Ces derniers – branche la plus répandue et considérée comme "orthodoxe" – sont très largement majoritaires au Maroc.

Arts
Capitale des Almohades aux XIIe et XIIIe siècles et résidence des sultans saadiens au XVIe siècle, Marrakech possède de véritables joyaux de l'architecture marocaine tels que la mosquée de la Koutoubia, la mosquée et la médersa Ali ben Youssef, le palais de la Bahia, le Dar Si Saïd et les tombeaux saadiens. La ville possède aussi des jardins tout à fait exceptionnels. Différents musées offrent un panorama à la fois architectural et historique de la ville. À ne pas manquer : le musée de Marrakech, le musée d'Art marocain (Dar Si Saïd) et le musée d'Art islamique (jardin Majorelle).

Chaque année, la ville acueille le Festival des Arts populaires et le Festival international du film.